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« Ni mon cri ni ma fièvre ne sont de moi. »

En 1927, Antonin Artaud a trente ans. Il vient de rompre avec les surréalistes et il publie, à la suite du Pèse-Nerfs, ces Fragments d'un journal d'enfer. C'est un journal sans dates, fait d'éclats, de paragraphes serrés et de lignes suspendues. Artaud y consigne avec une lucidité implacable l'expérience d'une pensée qui se dérobe, d'une paralysie qui n'atteint pas le corps mais « le trajet nerveux de la pensée », et d'une douleur logée « au centre de [sa] réalité la plus pure ».

Loin de la plainte, ces pages affirment un choix : « J'ai choisi le domaine de la douleur et de l'ombre comme d'autres celui du rayonnement et de l'entassement de la matière. »

Bref, dense et brûlant, ce texte est l'une des portes d'entrée les plus directes dans l'œuvre de l'auteur du Théâtre et son double.

ARTAUD, Antonin. Fragments d'un journal d'enfer. Montréal : Pierre Turcotte Éditeur, 2026, 26 p.

Artaud - Fragments d'un journal d'enfer

1,99 €Цена
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